Vivre sans Smartphone

Vivre sans smartphone

C’est fou comme ce qui nous apparait aujourd’hui indispensable ne l’était pas il y a à peine 10 ou 15 ans. Alors que des millions de Smartphones sont vendus chaque année, ceux qui n’en possèdent pas sont montrés du doigt, un peu comme ceux qui ont fait le choix de ne pas s’inscrire sur les réseaux sociaux. Et pourtant, vivre sans Smartphone est non seulement possible, mais même très agréable…

On dit qu’on en a besoin pour son travail, pour être toujours joignable, pour être connectés, pour être rassurés, etc. Il y a 20 ans, personne n’avait de téléphones portables, hormis quelques hommes d’affaires qui se baladaient avec ces énormes appareils munis d’une longue antenne. Est-ce qu’on en était pour autant malheureux ? Est-ce qu’on ne pouvait pas continuer à mener notre vie en communiquant entre nous autrement ?

Vivre sans Smartphone, ce n’est pas tant être nostalgique d’un passé sans technologies, mais dire non à cette « hyper connexion » constante, cette pression d’être toujours branchés pour ne rien manquer. Lorsqu’on a un bureau à domicile ou passe beaucoup de temps chez soi, cela ne pose pas trop de problèmes. Pourquoi avoir un téléphone intelligeant quand on a une ligne téléphonique et un ordinateur ? Le manque ne se fait pas du tout sentir.

Mais dès que l’on est à l’extérieur, il y a comme une panique qui s’installe pour un grand nombre d’individus, incapables d’imaginer qu’ils ne seront plus joignables et connectés pendant quelques heures. Accros par choix ou obligation, c’est pourtant si simple de décrocher. Partir en randonnée sans rien qui nous relie aux autres, aller faire ses courses sans rendre de compte, fixer un rendez-vous à quelqu’un et s’y tenir, sans se dire qu’on a une marge de manœuvre comme on peut le rejoindre. Bref, prendre le temps de vivre sans être envahis par un sentiment de culpabilité ou une pression de faire comme les autres. Et quelle joie de récupérer ses messages à l’ancienne sur son répondeur ou d’écrire de longs e-mails sur son ordinateur au lieu de rapides tweets avec les hashtags qui vont avec.

Ralentir, respirer, vivre à son rythme et ne surtout pas se sentir à part parce qu’on n’adhère pas à cette nouvelle tendance de l’époque actuelle.

Nathalie

Nathalie est l'éditrice et fondatrice de "Doux You Love Me". Lorsqu’elle ne parcourt pas le monde à la recherche de lieux et d’adresses coups de cœur pour son blog voyage "Une Porte Sur Deux Continents", elle est très heureuse de se retrouver au calme chez elle au Canada à simplement profiter des joies du cocooning.

6 Commentaires
  1. On devrait « s’infliger » des instants de black-out, comme une cure, pour se sevrer de cet instrument. C’est vrai, même au restaurant les gens sont là à consulter leur smart-phone, comme si à tout instant une information vitale allait tomber…

    1. Exactement. C’est une habitude rapidement prise et pourtant, on s’en passait très bien il n’y a pas si longtemps.

  2. Ton billet rejoint tout à fait ce que je pense. Quand Junior me l’a offert j’étais connectée en permanence. j’ai finis par réaliser que je passais ma vie les yeux rivés sur un petit écran et que je ne savourais plus mon environnement. Depuis quelques temps j’ai appris à l’éteindre en courses , en promenade et surtout quand je suis avec des amis ! Je n’accepte plus que ce moyen de communication devienne chronophage ! Belle journée Bisous

    1. Oui, il faut s’obliger à l’éteindre quelques fois et revoir nos habitudes de vie. Bisous et belle journée à toi aussi :-)

  3. Très joli article, la « cure » de smartphone est quelque chose à laquelle je m’essaie de temps en temps, sur des périodes plus ou moins longues, et il n’y a pas à dire, ça fait du bien !

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